Rentrée des classes

Mes chers amis,

Dans ma dernière lettre, je terminais par ma semaine d’installation à la Maison Saint Martin, dans le presbytère de l’église Saint Nicolas des Champs ( c’est là).

Après cette semaine de déménagement, comme les cours ne commençaient qu’une semaine après, nous sommes tous partis à Saint Malo pour une semaine de vacances/intégration. L’occasion de réunir nos deux maisons, pour des temps de prière, de sport, de balades.
 

Les deux maisons de formation de l’Emmanuel à Saint Malo

Le 16 septembre, journée de rentrée officielle au collège des Bernardins. Nous y allons tous en vélo, sommes accueillis par le président des lieux, le père Petit, qui introduit la journée avant de laisser la parole à un éminent spécialiste qui nous a fait une leçon inaugurale très technique et passablement incompréhensible (mais on avait été prévenu) : Comment lire et interpréter aujourd’hui la « Torah de Moïse » ? Les enjeux théologiques et éthiques de la pluralité de la représentation de Moïse dans la Torah. 😓

S’en est suivi une très belle messe présidée par l’archevêque, Mgr Michel Aupetit à Saint Etienne du Mont, une visite des Bernardins, et notre premier cours de grec.
 


Un vieux vélo et des pavés parisiens au petit matin

La journée type commence par le petit déjeuner à 7h15, puis laudes à 7h45, et on file vers 8h15 pour le début des cours à 8h45 :

  • Introduction au Nouveau Testament le lundi,
  • Philosophie de la connaissance le mardi,
  • Histoire de la philosophie antique et lecture de l’Éthique à Nicomaque le mercredi,
  • Philosophie de la nature le jeudi,
  • et introduction à l’Ancien Testament le vendredi.

(Plus de détails sur les cours ici)

On rentre chez nous pour le déjeuner, précédé de la messe de Saint Nicolas des Champs, à 12h30. Et on file à 14h pour les activités de l’après midi :

  • Grec le lundi,
  • Service apostolique le mardi : je fais le catéchisme pour les CM1,
  • Révélation divine le mercredi, i.e. relations entre l’Écriture Sainte et la Tradition, ainsi que le rôle du Magistère de l’Église,
  • Histoire de l’Église le jeudi,
  • et le vendredi après midi est libre : ménage et travail scolaire.

Voilà pour les cours, auquel on ajoute une heure d’oraison, la préparation des repas deux fois par semaine, la maisonnée lundi soir, le sport mercredi soir, différents entretiens/accompagnements avec le père spi, le tuteur, le directeur de notre maison.

Et le reste du temps, il faut essayer (tant bien que mal pour le moment) de travailler le grec, de relire ses cours, d’éventuellement lire les livres recommandés dans chacune des matières…
 


Le prof de méthodologie a insisté pour qu’on planifie nos journées (plus qu’à respecter le planning, qui n’est déjà plus à jour…)

Et à propos de mes récentes lectures :

  • Lettres de Claude La Colombière, jésuite qui fut prédicateur à la cour d’Angleterre et directeur spirituel à Paray-le-Monial, où il accompagna sœur Marguerite-Marie Alacoque, une religieuse visitandine, à qui Jésus apparut à plusieurs reprise. Une sélection de 89 lettres très bien écrites, qui donne un peu de contexte, un peu de profondeur à l’histoire des apparitions de Paray.

J’y ai trouvé un conseil pour mes études :

Pour la théologie, je vous dirais que si c’était à refaire, je voudrais toujours méditer deux fois plus que je ne lirais. Ce n’est que par la méditation qu’on approfondit les choses et que l’ont connaît le fort et le faible des opinions. (lettre XIV p.163 à un jeune religieux)

Et une phrase vraiment incompréhensible malgré de nombreuses lectures :

Hélas ma chère sœur, que nous serions éloignés de trouver mauvais qu’on nous préférât toute la terre, si nous avions une entière connaissance de nous-mêmes et que nous voulussions nous ressouvenir de toutes nos fautes que nous avons faites !
  • Prier 15 Jours avec Mère Yvonne-Aimée de Malestroit, de Véronique Grollier, qui présente cette mystique du début du siècle, assez méconnue aujourd’hui, malgré l’écho qu’elle avait eu a l’époque. 15 petites méditations parsemées de citations de la vénérable, genre :
Les fondements de l’amour véritable ne se creusent que dans une âme humble. […] Si nous ne creusons pas en nous ce fondement de l’humilité, nous ne parviendrons pas au couronnement de la charité. Il ne s’agit pas seulement ici d’une certaine charité extérieure qui omet les paroles rudes, les gestes blessants, mais de cette charité intérieure qui n’a pour personne de mauvaises pensées ou qui les chasse impitoyablement : cette charité qui ne pense pas le mal, qui juge favorablement toute action, qui aime ses sœurs dans le fond du cœur, qui défend son imagination de juger à tort et à travers.

Bon programme !

  • Mémoires d’un tricheur, de Sacha Guitry, publié en 1935, et adapté au cinéma l’année suivante par l’auteur lui-même, sous le titre Le Roman d’un tricheur (je vois qu’il est en intégralité sur YouTube). J’avais apprécié le film, et le livre semble en être le script à peu de choses près. Ce qui n’enlève rien à son charme.

Voilà qui est déjà bien assez long.

En Jésus,

Laurent

S'abonner à Des news de Laurent

Ne manquez aucune édition. Inscrivez-vous pour accéder à l'ensemble des éditions réservées aux abonnés.
jean.martin@exemple.com
S'abonner